Pour lancer des campagnes ChatGPT Ads, il faut d’abord vérifier l’éligibilité, préparer le compte, cadrer le budget, puis structurer les campagnes proprement. Le vrai sujet, c’est d’éviter de tester ce canal comme un gadget alors que ses règles, ses coûts et ses limites bougent encore vite.
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Qui peut voir vos ChatGPT Ads ?
Les ChatGPT Ads permettent de toucher des utilisateurs de ChatGPT estimés majeurs, donc 18 ans et plus, principalement sur les offres Free et Go, avec aussi certaines sessions non connectées.
C’est important de le dire simplement, parce que ça change tout dans la manière de lire le canal. On ne parle pas d’un accès uniforme à toute la base ChatGPT. Les utilisateurs des offres payantes supérieures, comme les plans plus avancés, ne sont pas accessibles de la même manière. Donc si vous visez des profils très premium, des décideurs très équipés, ou des utilisateurs intensifs qui paient déjà pour des fonctionnalités avancées, je ne vendrais pas ça comme une certitude.
Moi, je regarderais ChatGPT Ads comme un canal d’acquisition encore jeune. Intéressant, oui. Surtout pour tester des intentions, des contextes de recherche, des moments où l’utilisateur est déjà en train de formuler un besoin. C’est là que ça peut devenir puissant. Mais je ne le présenterais pas comme un remplacement immédiat de Google Ads ou Meta Ads. Pas encore. Google capte une intention de recherche très structurée. Meta travaille très bien la découverte et le ciblage comportemental. ChatGPT Ads arrive plutôt entre les deux, avec une logique conversationnelle qui peut révéler des besoins différemment.
Les pays actuellement disponibles sont les États-Unis, l’Australie, le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et le Royaume-Uni.
Je garderais quand même une vraie prudence là-dessus. La plateforme évolue vite, parfois plus vite que les supports commerciaux. Avant de vendre une campagne à un client, je vérifierais toujours les pays disponibles, les audiences activables et les contraintes directement dans l’interface. Ça évite les promesses bancales, et franchement, ça m’a déjà sauvé plus d’une fois sur des plateformes publicitaires en phase de lancement.
| Public accessible | Utilisateurs ChatGPT estimés majeurs, surtout sur Free et Go, avec certaines sessions non connectées. |
| Limites actuelles | Accès différent ou limité aux utilisateurs des offres payantes supérieures, ce qui réduit certaines lectures business. |
| Point à vérifier avant lancement | Pays disponibles, audiences activables et règles de diffusion directement dans l’interface publicitaire. |
Combien faut-il prévoir ?
Il faut prévoir au minimum 25 dollars par jour côté budget quotidien. C’est le minimum observé pour lancer une campagne ChatGPT Ads dans les configurations remontées jusqu’ici. Les CPC, le coût par clic, sont souvent entre 2 et 5 dollars. Et surtout, il y a un seuil qui revient souvent autour de 3 dollars de max CPC. Sous ce niveau, la diffusion peut être bloquée ou tellement limitée que le test ne veut plus dire grand-chose.
Donc non, je ne le lirais pas comme un canal low cost par défaut. Si vous cherchez juste “le clic le moins cher”, vous risquez d’être déçu. Le vrai sujet, c’est l’intention. Une personne qui clique depuis une réponse ChatGPT peut être dans une logique de recherche active, de comparaison, parfois très proche d’une décision. Ça ne se compare pas bêtement à un CPC Meta ou Display. Un clic à 4 dollars peut être trop cher si la page ne convertit pas. Il peut être très correct si derrière vous avez un lead qualifié ou une vente avec une vraie marge.
Pour un premier test, je cadrerais ça assez simplement. Je partirais sur une période courte, par exemple 7 à 14 jours, avec un objectif clair. Pas “on va voir ce que ça donne”. Plutôt “je veux mesurer le coût par lead”, “je veux voir si le trafic consulte les pages clés”, ou “je veux comparer la qualité avec Google Ads”.
- Je fixe un budget quotidien réaliste, au moins 25 dollars par jour.
- Je suis les clics avec des UTM, ces petits paramètres dans l’URL qui permettent d’identifier la source dans Analytics.
- Je regarde le comportement réel du trafic : temps passé, pages vues, scroll, formulaires démarrés.
- Je mesure les conversions, même micro-conversions, comme un clic sur un bouton, un téléchargement, une prise de contact.
- Je ne tire pas de conclusion définitive au bout de deux jours. Les premiers signaux sont utiles, pas sacrés.
J’ajoute un point important. Les gros engagements financiers évoqués pendant certaines phases pilotes ne reflètent plus forcément le fonctionnement self-service qui arrive ou qui va se généraliser. Mais les limites peuvent encore bouger. Budget minimum, enchères, inventaire disponible, tout ça peut changer vite.
| Élément | Niveau observé | Implication pratique |
| Budget minimum observé | 25 dollars par jour | Prévoir au moins ce montant pour obtenir une diffusion exploitable. |
| CPC observé | 2 à 5 dollars | Comparer le coût avec la qualité de l’intention, pas juste avec d’autres plateformes. |
| Enchère minimale signalée | Autour de 3 dollars de max CPC | Sous ce seuil, la campagne peut très peu diffuser. |
| Lecture business | Canal potentiellement qualifié | Tester sur la conversion et la valeur du lead, pas sur le clic seul. |
Êtes-vous éligible ?
L’éligibilité dépend d’abord des politiques publicitaires d’OpenAI, et certaines catégories sont interdites ou fortement restreintes. C’est le premier filtre. Pas le budget, pas la qualité de la landing page, pas votre capacité à écrire une bonne annonce.
Les catégories à surveiller de près sont notamment le contenu adulte, l’alcool, le tabac, les services financiers, les jeux d’argent, et plus largement les secteurs sensibles selon les règles de la plateforme. Dans la vraie vie, ça veut dire qu’un business peut être parfaitement légal, sérieux, bien présenté, et quand même se faire refuser une annonce.
Je ne lancerais jamais une campagne avant d’avoir vérifié la catégorie exacte. C’est un réflexe simple, mais il évite de perdre du temps. J’ai déjà vu des clients persuadés que “ça passe forcément” parce que leurs concurrents font de la pub ailleurs. Sauf que chaque plateforme a ses propres lignes rouges, et OpenAI peut interpréter certains sujets plus strictement que Google ou Meta.
Il y a aussi des zones floues. La publicité juridique, par exemple, semble avoir eu des signaux ambigus, avec des contradictions possibles entre certaines pages de politique et des notes de changelog. Je ne trancherais pas au-delà de ce qui est certain. Dans ce cas, je vérifie la version la plus récente des règles, je documente le risque, et je prépare une alternative si la campagne est refusée.
Avant d’ouvrir le compte, je prépare toujours les infos de base, parce que ça évite les allers-retours inutiles :
- Nom légal de l’entreprise ou de l’annonceur.
- Identifiant fiscal, par exemple TVA, SIREN ou équivalent selon le pays.
- Moyen de paiement valide.
- Favicon, c’est la petite icône associée à votre site ou votre marque.
La création du compte se fait via ads.openai.com. Point important si vous travaillez avec une agence : OpenAI déconseille aux agences de créer les comptes à la place des clients. Le plus propre, c’est que le client crée son compte, puis ajoute l’agence comme utilisateur. Ça garde la propriété du compte au bon endroit, et ça évite les problèmes plus tard.
- Vérifier si votre secteur est autorisé, interdit ou restreint.
- Lire les politiques publicitaires OpenAI les plus récentes.
- Préparer nom légal, identifiant fiscal, paiement et favicon.
- Créer le compte sur ads.openai.com côté client.
- Ajouter l’agence comme utilisateur, sans lui faire créer le compte à votre place.
Comment structurer une campagne ?
Une campagne ChatGPT Ads se structure en trois niveaux, Campaign, Ad group, puis Ad. Je conseille de garder ça très simple au début, parce que si vous découpez trop vite, vous ne savez plus si la performance vient de l’audience, du message, de l’offre ou juste du budget.
Au niveau Campaign, vous posez le cadre global. C’est là que vous choisissez le type de campagne, soit Standard, soit product feed si vous partez d’un flux produit. Vous définissez aussi l’objectif : Reach pour maximiser la visibilité, Clicks pour envoyer du trafic, ou Conversions si vous voulez optimiser vers une action précise. Une conversion, c’est un événement mesurable, par exemple une inscription, une demande de démo ou un achat.
Vous réglez aussi le ciblage géographique, les audiences personnalisées, le budget journalier ou total, l’événement de conversion et les dates de début et de fin. Mon avis terrain : au lancement, je préfère une campagne par grand objectif business. Pas quinze variantes. Sinon, au bout de trois jours, tout le monde regarde les chiffres et personne ne sait quoi décider.
Au niveau Ad group, vous gérez la logique de diffusion. Vous définissez l’enchère, donc le montant que vous acceptez de payer selon l’objectif choisi. Vous indiquez aussi une URL de destination par défaut, utile si les annonces ne précisent pas chacune leur propre URL. Les context hints servent à donner des indications de contexte. En gros, vous aidez le système à comprendre dans quels types de situations votre annonce est pertinente.
Au niveau Ad, vous créez le message visible. Chaque annonce contient une URL de destination, un titre limité à 50 caractères, une description limitée à 100 caractères, et une image carrée en PNG ou JPG d’au moins 256 x 256 pixels.
Exemple simple pour un SaaS B2B qui vend un outil de reporting financier : une campagne “Conversions France”, un ad group “Directions financières PME”, puis deux annonces avec deux angles différents. Une annonce pousse la démo produit. L’autre pousse un audit gratuit. C’est propre, lisible, et on comprend vite ce qui marche.
| Niveau | Rôle | Réglages principaux |
| Campaign | Définir le cadre global de la campagne | Type Standard ou product feed, objectif Reach, Clicks ou Conversions, géographie, audiences personnalisées, budget journalier ou total, événement de conversion, dates |
| Ad group | Organiser la diffusion et les signaux de contexte | Enchère, URL de destination par défaut, context hints |
| Ad | Créer le message affiché à l’utilisateur | URL de destination, titre de 50 caractères maximum, description de 100 caractères maximum, image PNG ou JPG carrée d’au moins 256 x 256 pixels |
Quelle stratégie d’enchères choisir ?
Pour la plupart des annonceurs, je commencerais par une stratégie Clicks avant de tester Reach ou Conversions. C’est le point de départ le plus sain, surtout si vous lancez vos premières campagnes ChatGPT Ads et que vous n’avez pas encore assez de données pour savoir ce qui marche vraiment.
La stratégie Clicks, c’est simple : vous achetez du trafic. L’objectif est d’amener des utilisateurs vers votre site, votre landing page, votre formulaire ou votre contenu. Et d’après les informations disponibles, le modèle de facturation au clic concerne la plupart des annonceurs. Donc vous payez surtout quand quelqu’un clique, pas juste quand votre annonce est affichée.
J’aime bien commencer par là parce que ça donne vite des signaux concrets. Vous voyez si les gens cliquent, s’ils restent sur la page, s’ils scrollent, s’ils remplissent un formulaire, s’ils repartent au bout de trois secondes. Ça permet aussi de tester vos angles de message. Une promesse trop vague, une landing page lente, un call-to-action pas clair… Ça se voit très vite avec du trafic.
- Clicks sert à valider le trafic, les messages et les pages d’atterrissage.
- Reach sert à maximiser l’exposition, donc à toucher un maximum de personnes dans une audience donnée.
- Conversions sert à optimiser vers une action précise, comme une inscription, une demande de démo ou un achat.
La stratégie Reach, je l’envisage plutôt quand l’objectif est la visibilité. Par exemple pour lancer une marque, annoncer une nouveauté, occuper un territoire de communication, ou renforcer la notoriété sur une cible bien définie. Là, on cherche moins le clic immédiat que la présence répétée dans l’esprit des gens.
La stratégie Conversions, je la garde pour plus tard. Et surtout, je ne l’active que si le tracking est propre. Un événement de conversion, c’est une action mesurée par votre outil de suivi. Si cet événement est mal configuré, doublonné, déclenché au mauvais moment ou trop rare, l’algorithme optimise sur du bruit. J’ai vu ça chez des clients : tout le monde voulait “optimiser à la conversion”, mais personne ne savait si les conversions remontaient correctement. Dans ce cas, ça ne sert pas à grand-chose.
Ma recommandation est simple : démarrez avec Clicks, mesurez proprement la qualité du trafic, corrigez vos pages et vos messages, puis testez Reach ou Conversions quand vous avez assez de recul. On démarre simple, on mesure, puis on complexifie.
Alors, est-ce que ça vaut le test maintenant ?
ChatGPT Ads ressemble à un canal à tester sérieusement, mais pas à lancer les yeux fermés. Les bases sont claires : audience 18 ans et plus sur Free et Go, pays encore limités, budget minimum observé à 25 dollars par jour, CPC souvent entre 2 et 5 dollars, structure Campaign, Ad group, Ad. Le point clé, c’est la méthode. Je commencerais petit, avec une campagne simple, des enchères sur les clics et un tracking propre. Vous saurez vite si le trafic a de la valeur. Le bénéfice pour vous : tester tôt sans brûler votre budget.
FAQ
- Qu’est-ce que ChatGPT Ads ?
ChatGPT Ads est la plateforme publicitaire d’OpenAI pour diffuser des annonces auprès d’utilisateurs de ChatGPT éligibles. La plateforme est récente, ouverte en self-service selon les informations disponibles, et ses règles peuvent encore évoluer vite. - Qui peut être ciblé avec ChatGPT Ads ?
Les annonces peuvent toucher des utilisateurs de ChatGPT estimés majeurs, donc 18 ans et plus, surtout sur les offres Free et Go. L’accès aux utilisateurs des offres payantes supérieures semble plus limité. - Combien coûte une campagne ChatGPT Ads ?
Les observations disponibles parlent d’un CPC moyen entre 2 et 5 dollars. Un max CPC inférieur à environ 3 dollars peut limiter ou empêcher la diffusion. Le budget journalier minimum observé est de 25 dollars. - Quels pays sont disponibles pour les campagnes ?
Les pays cités sont les États-Unis, l’Australie, le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et le Royaume-Uni. Cette liste peut changer, donc je vérifierais toujours dans l’interface avant lancement. - Quelle stratégie d’enchères choisir au départ ?
Je commencerais par Clicks dans la plupart des cas. C’est le plus simple pour mesurer la qualité du trafic et comprendre si les annonces attirent les bons visiteurs. Reach et Conversions peuvent venir après, quand le cadrage et le tracking sont fiables.
A propos de l’auteur
Je suis Franck Scandolera, expert et formateur en tracking avancé server-side, Analytics Engineering, automatisation No/Low Code avec n8n, intégration de l’IA en entreprise et SEO/GEO. J’accompagne des équipes comme Logis Hôtel, Yelloh Village, BazarChic, la Fédération Française de Football ou Texdecor via webAnalyste et Formations Analytics. Mon sujet, c’est simple : rendre les données, l’IA et l’automatisation utiles pour le business. Si vous voulez cadrer vos campagnes, votre tracking ou vos workflows IA proprement, contactez-moi.
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