n8n ou Make quel outil d’automatisation choisir en 2026

Pour automatiser efficacement vos workflows en 2026, n8n offre plus de contrôle et d’évolutivité que Make, surtout pour les utilisateurs techniques. Mais Make reste imbattable en simplicité et rapidité de prise en main pour les workflows basiques. Découvrez ce qui rend chaque outil unique.


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3 principaux points à retenir.

  • n8n privilégie la flexibilité, l’extensibilité et le contrôle via un modèle open source et self-hosting.
  • Make brille par sa simplicité et son large catalogue de connecteurs, idéal pour les non-techs.
  • Les capacités d’intégration AI d’n8n surpassent largement celles de Make pour des workflows complexes et évolutifs.

Quelles différences pour la conception des workflows entre n8n et Make

Lorsque vous choisissez entre n8n et Make pour vos workflows, il est essentiel de comprendre comment chacune de ces plateformes aborde la conception des workflows. n8n se distingue par une interface plus dense mais remarquablement flexible, conçue pour s’adapter à des cas d’utilisation complexes. Cela inclut la possibilité d’intégrer des sous-flux et d’utiliser une logique avancée, ce qui permet une personnalisation sans limites. Par exemple, vous pouvez, grâce aux fonctions de n8n, créer des workflows qui gèrent des scénarios imbriqués où chaque étape dépend de résultats antérieurs, tout en bénéficiant d’une granularité dans le contrôle des flux de données.

À l’inverse, Make mise sur une interface plus épurée et intuitive, particulièrement adaptée aux non-développeurs désireux de se lancer rapidement dans l’automatisation. Cela se traduit par un design visuel qui facilite la création de flux de travail simples à travers des actions de glisser-déposer. Cependant, cette simplicité a un coût. La capacité de Make à gérer des logiques imbriquées est limitée. Dès que les workflows deviennent complexes ou nécessitent des branches multiples, l’interface peut vite devenir encombrante et difficile à gérer, ce qui complique le débogage et l’optimisation des performances.

En termes de modularité, n8n excelle avec des capacités telles que les workflows appelables et la possibilité de réutiliser la logique, permettant aux équipes de construire des systèmes d’automatisation évolutifs. En revanche, Make n’offre pas cette modularité native et peut rendre difficile la gestion de processus longs ou très ramifiés.

Voici un tableau comparatif des capacités UX et de modularité entre n8n et Make :

  • Visual Clarity:
    • Make: Polished, intuitive interface for newcomers
    • n8n: More technical, requires orientation
  • Branching UX:
    • Make: Limited; deep logic can get clunky
    • n8n: Supports complex, multi-path logic
  • Reusable Logic:
    • Make: Not natively modular
    • n8n: Sub-flows, callable nodes

Cette distinction entre n8n et Make dans la conception des workflows est cruciale pour vous aider à déterminer quel outil est le mieux adapté à vos besoins d’automatisation à long terme.

Comment les deux plateformes gèrent-elles les intégrations et les APIs

Lorsqu’il s’agit de connecter vos outils et services à travers des automatisations, la manière dont n8n et Make gèrent les intégrations et les API constitue un facteur déterminant. D’un côté, Make se vante de sa bibliothèque impressionnante de plus de 3000 connecteurs prêts à l’emploi, facilitant l’automatisation rapide pour la majorité des cas d’usage, surtout ceux liés au marketing et à la gestion des SaaS. Parfait pour les équipes non techniques qui souhaitent construire des workflows en un clin d’œil, Make excelle dans des scénarios simples où la vitesse est primordiale.

Cependant, cette approche présente des limites. Pour les développeurs cherchant à intégrer des solutions plus complexes ou des systèmes propriétaires, la flexibilité de Make s’avère insuffisante. Par exemple, si vous voulez intégrer une API interne ou un service sans connecteur existant, vous serez rapidement bloqué. Les options de configuration pour des logiques d’autorisation complexes ou dynamiques sont restreintes, ce qui peut être un casse-tête pour des projets plus ambitieux.

C’est ici que n8n entre en scène avec son nœud HTTP, qui permet une intégration fine avec n’importe quel service disposant d’une API. Ce n’est pas juste une question de quantité, mais de qualité : la possibilité de définir des en-têtes, des paramètres de requête et des corps de requête avec précision. Imaginez que vous souhaitez construire un processus où une soumission de formulaire déclenche une série de requêtes à un service d’API interne pour générer des rapports personnalisés. Avec n8n, c’est un jeu d’enfant, car vous avez la liberté totale d’appeler et de manipuler vos API comme bon vous semble.

Pour illustrer, une entreprise souhaitant intégrer un service d’analyse de données personnalisé pourrait facilement configurer une requête dans n8n pour recueillir des données, traiter les résultats, puis les stocker dans sa base de données sans avoir à se soucier des limites de connecteurs. En revanche, avec Make, vous seriez contraint de jongler avec des solutions de contournement qui compliquent le processus.

  • Make:
    • Librairie de connecteurs : 3000+
    • Facilité d’utilisation pour les non-techniques
    • Limitations pour intégrer des systèmes propriétaires
  • n8n:
    • Accès complet via nœud HTTP
    • Intégration fine avec toute API
    • Flexibilité pour gérer des logiques d’autorisation complexes

Quelle plateforme est la plus adaptée pour l’automatisation avancée et l’IA

Quand il s’agit d’automatiser des processus avancés et d’intégrer l’intelligence artificielle, la discussion se focalise souvent sur la capacité de la plateforme à gérer des flux de travail complexes. Make peut sembler attirant avec sa possibilité d’appeler des API et d’utiliser des webhooks pour des interactions simples avec des outils d’IA. Cependant, la réalité est que cet outil monte rapidement des limites. Quand il s’agit de gestion d’état, d’orchestration de plusieurs agents ou de construction de pipelines sophistiqués, vous risquez de vous heurter à un mur. Peut-être avez-vous essayé de créer un flux qui suit l’état de plusieurs variables ou agents, et vous vous êtes retrouvé à jongler sans fin avec des solutions à court terme qui ne tiendront pas dans le temps.

À l’opposé, n8n brille par sa flexibilité et sa puissance dans ces domaines. Grâce à son architecture open source, il propose des intégrations natives avec des outils comme LangChain et Hugging Face, ainsi que des bases de données vectorielles. Cela signifie que vous pouvez orchestrer des flux de travail d’IA qui non seulement exécuteront des tâches, mais le feront également avec mémoire et contrôle complet. La possibilité de structurer vos agents AI, de gérer l’état entre les étapes et de garder une vue d’ensemble sur le processus rend n8n inégalé en matière d’intelligence d’entreprise.

Un exemple concret pourrait être un workflow qui extrait des données d’un client, les enrichit via des API AI pour obtenir des recommandations personnalisées, et puis les insère dans un tableau de bord d’analyse tout en gardant une trace des interactions. La capacité de n8n à gérer un tel scénario de manière fluide démontre son potentiel non seulement pour le présent, mais pour les futures évolutions du secteur. En réalité, votre équipe pourrait configurer cela avec un exemple de code comme celui-ci :


{
  "nodes": [
    {
      "parameters": {
        "url": "https://api.openai.com/v1/chat/completions",
        "options": {
          "method": "POST",
          "headers": {
            "Authorization": "Bearer YOUR_API_KEY"
          },
          "body": {
            "messages": [{ "role": "user", "content": "Request AI Action" }]
          }
        }
      },
      "name": "Call OpenAI",
      "type": "n8n-nodes-base.httpRequest"
    }
  ]
}

Chaque fonctionnalité d’AI-orchestration dans n8n est une pierre angulaire pour les équipes techniques qui veulent construire des systèmes robustes. Cela rend non seulement n8n capable de répondre à vos besoins d’automatisation d’aujourd’hui, mais aussi de vous préparer pour les défis de l’avenir. Pour en savoir plus sur les innovations dans ce domaine, vous pouvez jeter un œil à cette vidéo ici. Le choix se résume donc à votre besoin de réalisation immédiate face à la vision de ce que l’IA pourrait devenir dans votre organisation.

Quels enjeux d’hébergement et d’infrastructure faut-il considérer

Le choix entre Make et n8n ne se limite pas à la fonctionnalité ; il est également crucial de considérer les enjeux d’hébergement et d’infrastructure. D’un côté, Make est une solution exclusivement cloud. Cela simplifie clairement la prise en main, avec une interface intuitive et une configuration rapide. Cependant, cette approche a ses limites. Tout d’abord, vous n’avez pas de contrôle total sur vos données. Cela peut être problématique pour les entreprises dans des secteurs régulés comme la finance, la santé ou le secteur public, où la conformité aux réglementations sur les données est essentielle. Quand la loi impose des restrictions sur où et comment les données sont stockées, Make peut devenir un choix risqué.

A l’inverse, n8n propose un modèle hybride. Vous pouvez choisir de l’utiliser en mode cloud ou de l’auto-héberger grâce à sa version open source. Cette flexibilité est un atout de taille pour les entreprises qui souhaitent un contrôle total sur leur infrastructure. Avec n8n, vous pouvez personnaliser vos flux de travail selon vos besoins spécifiques, gérer vos données localement et vous assurer que votre solution est intégrée correctement à votre pipeline CI/CD. C’est particulièrement vital pour les équipes techniques qui ont des exigences de sécurité élevées.

Les risques de chaque option doivent être scrutés attentivement. Si Make évite les tracas de gestion de serveur, il peut exposer vos données à des vulnérabilités, surtout dans des environnements conformes aux normes. n8n, avec son option d’auto-hébergement, offre une tranquillité d’esprit pour ceux qui veulent détenir les rênes de leur gestion de données.

Pour résumer, voici un tableau comparatif des principaux aspects des deux solutions :

  • Hébergement : Make – Cloud uniquement / n8n – Cloud et auto-hébergement
  • Extensibilité : Make – Limité par l’écosystème cloud / n8n – Complètement extensible grâce à l’open source
  • Sécurité : Make – Dépendante de la sécurité du fournisseur / n8n – Contrôle complet sur les données et sécurité de l’infrastructure
  • Coût potentiel : Make – Chères augmentations de coût avec la croissance des opérations / n8n – Modèle open source sans licence, coût efficace à l’échelle

Cette décision d’hébergement ne concerne pas seulement la technologie ; elle peut définir la stratégie d’entreprise sur plusieurs fronts, surtout dans les secteurs qui imposent une réglementation sévère.

Pour ceux qui souhaitent voir encore plus de ce qui est possible avec n8n, jetez un œil à cette vidéo ici.

Quel outil choisir selon son profil et ses objectifs en 2026

Le choix entre n8n et Make dépend de plusieurs critères fondamentaux qui vont influer sur la manière dont votre équipe pourra tirer profit de l’automatisation. Voici les éléments à prendre en compte :

  • Besoins de simplicité vs complexité : Si vous cherchez un outil facile à utiliser, sans programmation, Make est fait pour vous. Son interface intuitive permet à des utilisateurs non techniques de se lancer rapidement. N8n, en revanche, s’adresse davantage aux développeurs/techs qui ont besoin d’une flexibilité et d’une personnalisation poussées pour des workflows plus complexes.
  • Équipe technique ou non : Évaluez le niveau de compétence technique au sein de votre équipe. Si vous avez des développeurs prêts à écrire du code, n8n sera un choix judicieux. Pour des équipes sans background technique, Make facilitera grandement l’accessibilité à l’automatisation.
  • Priorité contrôle/extension : Si le contrôle sur l’infrastructure et l’intégration à des systèmes internes sont cruciaux, n8n offre un hébergement sur votre propre serveur et un accès complet au code source. Pour les workflows d’entreprise à demandes spécifiques, c’est le choix recommandé. Pour une utilisation standard avec une mise en place rapide, optez pour Make.
  • Budget : Considérez les modèles de coût de chaque outil. Make fonctionne sur un système d’abonnement avec des frais qui peuvent grimper selon l’utilisation. En revanche, n8n propose une version open source que vous pouvez auto-héberger sans frais de licence, rendant l’outil potentiellement plus économique à long terme.
  • Usage AI : Si vous intégrez de l’intelligence artificielle dans vos workflows, n8n offre des capacités avancées pour orchestrer des agents autonomes, alors que Make, bien que fonctionnel, peut se heurter à des limitations pour des tâches plus complexes.

Pour vous aider à faire le bon choix selon votre contexte professionnel et votre maturité technique, voici un guide pratique :

  • Choisissez Make si :
    • Votre équipe n’est pas technique.
    • Vous avez besoin d’une mise en place rapide avec des intégrations déjà toutes prêtes.
    • Vos besoins en automatisation sont simples.
  • Choisissez n8n si :
    • Vous recherchez un contrôle total sur l’infrastructure.
    • Votre équipe est compétente en développement logiciel.
    • Vous envisagez des workflows complexes incluant de l’IA.

N’oubliez pas : une montée en charge des besoins pourrait devenir un défi si l’outil choisi ne répond pas aux exigences de scalabilité. Prenez le temps d’évaluer vos besoins actuels et futurs avant de vous lancer.

Alors n8n ou Make lequel vous propulse vraiment en 2026

En 2026, si votre automatisation se limite à des workflows simples, Make reste un choix fiable et rapide. Mais pour bâtir des processus robustes, modulaires, intégrés à l’IA et contrôlés depuis votre infrastructure, n8n est sans concurrence. Son modèle open source et son approche orientée développeur assurent un futur plus sûr et adaptable à vos besoins réels. Investir dans n8n, c’est s’armer sur la durée, avec plus de puissance et moins de contraintes. À vous de choisir si vous visez la facilité immédiate ou la maîtrise totale à terme.

FAQ

Quels sont les avantages clés de n8n par rapport à Make ?

n8n offre une flexibilité supérieure avec un accès complet au code source, l’auto-hébergement possible, et une meilleure gestion des workflows complexes, notamment pour l’IA avancée et l’orchestration multi-agent, ce que Make ne permet pas.

Make est-il adapté aux utilisateurs non techniques ?

Oui, Make est idéal pour les non-développeurs grâce à son interface visuelle intuitive et son large catalogue de connecteurs préconstruits, permettant de créer rapidement des automatisations simples sans coder.

Peut-on intégrer facilement l’IA dans les workflows avec ces deux outils ?

Make supporte l’IA via des intégrations simples et webhooks, mais est limité pour les flux complexes. N8n se connecte nativement à des plateformes IA avancées, permettant de créer des workflows d’IA sophistiqués et évolutifs.

L’hébergement en cloud chez Make pose-t-il des problèmes de sécurité ?

Le cloud exclusif de Make simplifie la maintenance mais limite le contrôle des données et peut poser problème dans des environnements réglementés. Avec n8n, l’auto-hébergement autorise la gestion stricte des données sensibles.

Quel outil est le plus rentable pour une entreprise en croissance ?

Make peut devenir coûteux avec la montée en volume et la complexité, alors que n8n, grâce à son modèle open source et ses plans cloud à tarification basée sur les exécutions, s’avère souvent plus économique pour les scénarios avancés et à grande échelle.

 

 

A propos de l’auteur

Franck Scandolera, expert en automatisation et IA, accompagne les entreprises dans l’intégration avancée de solutions comme n8n. Consultant confirmé et formateur reconnu, il développe des architectures intelligentes combinant APIs et modèles IA, garantissant innovation et performance durable pour des clients exigeants dans toute la francophonie.

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