Une analyse concurrentielle SEO sert à repérer qui prend vos positions Google, puis à comprendre pourquoi. Je regarde les requêtes, les pages visibles, les contenus, les backlinks et les écarts avec votre site. Le but est simple : prioriser les actions qui peuvent vraiment vous faire gagner du trafic.
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Qui sont vos vrais concurrents SEO ?
Vos vrais concurrents SEO sont les sites qui occupent les premières positions sur vos requêtes stratégiques, même s’ils ne vendent pas la même chose que vous.
C’est souvent là que l’intuition business trompe. Votre concurrent business, c’est celui qui vend une offre proche de la vôtre, qui répond au même besoin, qui peut vous prendre un client. Votre concurrent SEO, lui, c’est celui qui prend la place dans Google avant vous. Et surtout, qui prend le clic.
Je le vois souvent avec des boîtes de service. Elles me disent “On connaît nos concurrents”. Oui, côté marché peut-être. Mais sur une requête informative comme “comment choisir un logiciel CRM”, les premiers résultats peuvent être un média, un comparateur, un blog spécialisé ou même un site d’avis. Ils ne vendent pas forcément le même service. Mais ils captent l’attention, ils installent la confiance, et parfois ils orientent la décision avant même que votre commercial entre dans la discussion.
En SEO, je ne regarde donc pas seulement qui vous prend des clients. Je regarde qui vous prend des clics, requête par requête. Parce que chaque recherche Google est une petite compétition à part, avec ses propres gagnants. Sur une requête transactionnelle, vous pouvez être face à des concurrents directs. Sur une requête pédagogique, vous pouvez être face à des guides, des médias, des forums, des annuaires ou des comparateurs.
C’est pour ça que je pars toujours d’un audit SEO préalable. Il me faut un point zéro propre. Sinon, on débat à l’instinct, et l’instinct en SEO coûte souvent cher.
Je regarde notamment quelques signaux simples :
- Les positions actuelles sur les requêtes importantes.
- Les pages qui performent déjà.
- Les requêtes qui génèrent des impressions, même sans clics.
- Les pages publiées qui ne reçoivent aucun trafic.
- Les problèmes techniques visibles qui freinent l’indexation ou la performance.
La visibilité n’est jamais automatique. Ahrefs estime que 96,55 % des pages ne reçoivent aucun trafic organique depuis Google. Ça remet les idées en place. Publier une page ne veut pas dire exister dans les résultats. Et exister ne veut pas dire gagner le clic.
| Type | Ce qu’ils prennent | Exemple | Ce que j’analyse |
| Concurrent business | Vos clients ou vos contrats | Une entreprise qui vend le même service que vous | Son offre, ses prix, son positionnement, ses preuves |
| Concurrent SEO | Vos clics et votre visibilité | Un média, un comparateur ou un blog en première page | Ses mots-clés, ses contenus, ses pages fortes, son autorité |
Comment cartographier la SERP utile ?
Je cartographie la SERP utile en partant des requêtes qui comptent vraiment pour le business, pas d’une liste générique de mots-clés.
La SERP, c’est simplement la page de résultats Google. Et dans une analyse concurrentielle SEO, je ne cherche pas à tout regarder. Je cherche à comprendre qui bloque votre visibilité sur les requêtes qui peuvent vraiment créer du trafic qualifié, des leads, des ventes, ou au moins de la préférence de marque.
Je sélectionne d’abord les requêtes stratégiques avec une logique simple :
- Les requêtes transactionnelles : Celles où l’utilisateur veut acheter, demander un devis, réserver, comparer une offre.
- Les requêtes informationnelles : Celles où il cherche à comprendre un sujet avant de passer à l’action.
- Les requêtes de comparaison : Celles du type “meilleur outil”, “alternative à”, “comparatif”, “prix”, “avis”.
- Les requêtes de marque : Celles qui révèlent des concurrents, des alternatives ou des acteurs que vous n’aviez pas forcément en tête.
Je préfère toujours une base propre de 50 requêtes utiles à un export de 5 000 mots-clés impossible à exploiter. Les gros exports donnent une impression de sérieux, mais souvent, personne ne sait quoi en faire après.
Pour construire cette base, je croise plusieurs sources. Google Search Console me montre les requêtes où le site apparaît déjà, même en position moyenne. Ahrefs, Semrush ou Ranxplorer m’aident à identifier les domaines qui reviennent souvent dans les résultats. L’objectif n’est pas de collectionner les outils. C’est de croiser les données pour éviter les biais d’un seul outil ou d’une seule vision.
Ensuite, je repère les domaines récurrents sur les requêtes cibles. Je regarde leur fréquence d’apparition, leurs positions moyennes, les types de pages qui rankent, et l’intention de recherche qu’ils couvrent. Est-ce une page produit, un guide, un comparatif, une fiche catégorie, un article média ? Ce détail change tout.
Sur le terrain, je vois souvent le même décalage. Les clients arrivent avec trois concurrents commerciaux en tête. Puis on découvre que les vrais obstacles SEO sont des guides, des comparateurs, des marketplaces ou des médias spécialisés. Ils ne vendent pas toujours la même chose, mais ils captent l’attention avant vous.
À la fin, je construis une liste de référence de 5 à 10 concurrents maximum. Je garde les concurrents directs, les concurrents indirects et les pure players de contenu qui reviennent vraiment dans la SERP. Analyser 40 sites dilue l’effort. On finit avec trop de données, peu de décisions, et une stratégie floue.
Que faut-il analyser chez eux ?
Il faut analyser ce qui explique leur visibilité, pas seulement leur trafic estimé. Un concurrent peut faire moins de visites qu’un autre, mais être beaucoup plus solide sur les requêtes qui rapportent vraiment. C’est là que l’analyse devient utile.
Je regarde d’abord les pages qui se positionnent. Pas juste le domaine. Une page précise ranke parce qu’elle couvre une intention de recherche, c’est-à-dire le vrai besoin derrière la requête. Quelqu’un qui tape “meilleur CRM PME” ne veut pas la même chose que quelqu’un qui tape “définition CRM”. Si Google préfère une page, c’est souvent parce qu’elle répond mieux, plus vite, plus clairement.
Je compare ensuite les leviers visibles :
- Les sujets couverts et les informations manquantes.
- La profondeur du contenu, avec des exemples, des cas d’usage, des preuves.
- La structure des titres, pour voir si la page guide bien la lecture.
- Les angles éditoriaux, parfois très simples mais mieux ciblés.
- Les liens internes visibles, parce qu’une page bien reliée est souvent mieux comprise par Google.
- Les domaines référents, donc les sites externes qui font des liens vers elle.
- La fraîcheur du contenu, surtout sur les sujets qui bougent vite.
- La cohérence globale du site sur le sujet.
L’analyse concurrentielle SEO ne consiste pas à copier. Franchement, copier une page qui ranke, c’est souvent le meilleur moyen d’arriver deuxième version pauvre. Le bon réflexe, c’est de comprendre pourquoi Google la préfère : elle est plus complète, plus claire, mieux reliée, plus légitime, ou parfois juste moins mauvaise techniquement que les autres.
Quand je compare une page concurrente à ma page, je fais simple. Je vérifie si ma réponse arrive assez haut dans la page. Je regarde si j’ai des tableaux, une FAQ, des exemples concrets, des liens internes vers mes pages importantes, et si la page reçoit des backlinks. Chez un client, on avait gagné des positions juste en ajoutant un tableau comparatif et trois exemples métiers. Rien de magique. La page répondait enfin à la question.
Je distingue aussi les familles de concurrents. Pour un concurrent direct, je regarde l’offre et les pages commerciales. Pour un concurrent indirect, je regarde les angles éditoriaux et l’audience qu’il attire. Pour un pure player de contenu, je regarde sa capacité à capter les requêtes informationnelles très tôt dans le parcours, avant même que l’utilisateur pense à acheter.
| Élément analysé | Pourquoi c’est utile | Décision possible |
| Pages positionnées | Comprendre ce qui génère vraiment la visibilité. | Créer, renforcer ou fusionner des pages. |
| Intention de recherche | Vérifier si la page répond au bon besoin. | Recentrer le contenu sur la vraie demande. |
| Structure et profondeur | Identifier ce qui rend la réponse plus claire. | Ajouter sections, exemples, tableaux ou FAQ. |
| Maillage interne | Voir comment le site pousse ses pages clés. | Ajouter des liens internes stratégiques. |
| Backlinks | Mesurer la légitimité externe d’une page. | Lancer une action de netlinking ciblée. |
| Fraîcheur du contenu | Repérer les contenus mieux maintenus. | Mettre à jour les pages qui vieillissent. |
Comment transformer l’analyse en actions ?
Je transforme l’analyse en actions en priorisant les écarts qui peuvent réellement faire gagner des positions, du trafic et des conversions. Sinon, on reste dans un joli document SEO que personne n’ouvre après la réunion.
Une bonne analyse concurrentielle SEO doit finir sur un plan concret. Pas juste “le concurrent a plus de mots-clés” ou “son contenu est meilleur”. Il faut décider quoi faire derrière.
Dans la vraie vie, ça donne des actions simples à piloter :
- Créer des contenus sur les intentions que vos concurrents captent déjà.
- Améliorer les pages qui existent mais qui sont trop faibles ou trop floues.
- Consolider des pages proches qui se cannibalisent, c’est-à-dire qui se battent entre elles sur la même requête.
- Renforcer le maillage interne, donc les liens entre vos pages, pour pousser les pages importantes.
- Mettre de côté certains sujets trop concurrentiels ou trop éloignés du business.
- Travailler les backlinks, les liens entrants depuis d’autres sites, quand l’écart d’autorité est évident.
- Corriger les problèmes techniques si l’audit montre des freins d’indexation, de vitesse ou de structure.
Je priorise avec une grille assez simple. Je regarde l’impact potentiel, la difficulté, la proximité avec vos positions actuelles, la valeur business de la requête et l’écart avec les concurrents. Les meilleures opportunités sont souvent planquées sous notre nez. Une page déjà en bas de première page. Une page en deuxième page qui a juste besoin d’un vrai coup de propre. Une requête avec beaucoup d’impressions mais peu de clics. Un contenu moins complet que ceux des concurrents, alors qu’il répond à une intention forte.
Le piège, c’est le reporting décoratif. Les captures d’écran de SERP, les exports Semrush, Ahrefs ou Search Console, ça ne sert à rien si personne ne décide quoi faire. Je préfère une roadmap courte, lisible, avec une action reliée à chaque constat. Un client m’avait envoyé un audit de 80 pages. Très joli. Mais zéro décision. On a tout réduit à 12 actions, et bizarrement, c’est là que le SEO a commencé à avancer.
Exemple simple. Si trois concurrents dominent une requête avec des guides complets et que votre page est une page service trop courte, la bonne action n’est pas d’ajouter deux paragraphes au hasard. Il faut peut-être créer un contenu d’aide, le relier à la page business, et couvrir l’intention avant d’essayer de vendre.
| Action | Signal concurrentiel | Priorité | Effet attendu |
| Améliorer une page en position 8 à 15 | Les concurrents ont un contenu plus complet et mieux structuré | Haute | Gagner des positions rapidement et capter plus de clics |
| Créer un guide informationnel | La SERP favorise des contenus d’aide avant les pages commerciales | Haute | Capter l’intention amont et pousser la page business |
| Renforcer le maillage interne | Les concurrents lient mieux leurs pages stratégiques | Moyenne | Améliorer la compréhension et la puissance des pages clés |
| Travailler des backlinks ciblés | Les concurrents ont plus d’autorité sur le sujet | Moyenne | Réduire l’écart de confiance aux yeux de Google |
Et maintenant, qui mérite vraiment votre attention ?
L’analyse concurrentielle SEO n’est pas un exercice pour regarder les autres par curiosité. Je m’en sers pour comprendre qui capte vos requêtes, pourquoi ces pages passent devant vous, et quelles actions valent vraiment le temps de vos équipes. La clé, c’est de séparer les concurrents business des concurrents SEO, puis de garder une liste courte, 5 à 10 sites maximum. Ensuite, on analyse les pages, les intentions, les contenus, les liens, les écarts. Pas pour copier, pour décider. Le bénéfice pour vous est clair : moins d’actions dispersées, plus de priorités utiles, et une vraie chance de gagner du trafic qualifié.
FAQ
- Qu’est-ce qu’une analyse concurrentielle SEO ?
C’est l’analyse des sites qui se positionnent sur vos requêtes stratégiques dans Google. Le but est de comprendre pourquoi ils sont visibles, quelles pages leur apportent du trafic, et quelles actions vous pouvez mener pour les dépasser. - Un concurrent SEO est-il toujours un concurrent business ?
Pas forcément. Un concurrent business vend une offre proche de la vôtre. Un concurrent SEO prend des positions sur vos mots-clés. Ça peut être un média, un blog, un comparateur ou un site d’information qui capte une audience très utile avant même l’achat. - Combien de concurrents faut-il analyser ?
Je conseille de garder une liste courte, souvent entre 5 et 10 concurrents SEO. Au-delà, l’analyse devient lourde et moins exploitable. Le plus important est de choisir les domaines qui reviennent souvent sur vos requêtes importantes. - Quels outils utiliser pour identifier ses concurrents SEO ?
Google Search Console permet de partir de vos requêtes réelles. Ahrefs, Semrush ou Ranxplorer aident ensuite à repérer les domaines qui se positionnent régulièrement, leurs pages fortes, leurs mots-clés et leurs backlinks. L’intérêt vient surtout du croisement des données. - Que faire après une analyse concurrentielle SEO ?
Il faut transformer les constats en plan d’action : créer des contenus manquants, améliorer des pages existantes, renforcer le maillage interne, travailler certains backlinks et prioriser les requêtes avec le meilleur potentiel business. Sinon, l’analyse reste juste un rapport de plus.
A propos de l’auteur
Je suis Franck Scandolera, responsable de l’agence webAnalyste et de l’organisme Formations Analytics. J’accompagne les entreprises sur le tracking avancé server-side, l’Analytics Engineering, l’automatisation No/Low Code avec n8n, l’intégration de l’IA, le SEO et le GEO. J’ai travaillé pour des acteurs comme Logis Hôtel, Yelloh Village, BazarChic, la Fédération Française de Football ou Texdecor. Si vous voulez structurer une analyse SEO sérieuse, exploitable, reliée à vos données et à vos objectifs business, je peux vous aider. Contactez-moi.
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